Arturo...
Arturo Sandoval, né le 6 novembre 1949 à Artemisa (Cuba), est un compositeur et instrumentiste (trompette, bugle et piano) de jazz.
Fils d’un mécanicien automobile, le jeune Arturo se passionne pour la musique et intègre la fanfare de sa ville natale à l’âge d’environ 12 ou 13 ans. Il y est notamment initié au solfège mais s’intéresse à plusieurs instruments dont les percussions pour jeter son dévolu sur la trompette.
Arturo Sandoval entame en 1964 une formation classique à l’ Escuela Nacional de Arte de La Havane. Dans le Cuba postrévolutionnaire les cours sont dispensés par un professeur de trompette russe.
Entre 1967 une initiative gouvernementale met en place, sous la diréction d’Armando Romeu, l’Orquesta Cubana de Musica Moderna3. Arturo Sandoval l’intègre alors qu’il est sous les drapeaux suite à son incorporation en 1971.
Cette composition aboutira, en 1973, à la fondation de l’Irakere dont Sandoval est l’un des initiateurs. Le groupe, dont Sandoval, effectuera de nombreuses tournées à travers le monde sous l’impulsion notamment dePaquito D’Rivera et de Chucho Valdés.
Sandoval se passionne pour les enregistrements bebop de Charlie Parker, Clifford Brown et Dizzy Gillespie. En 1977, Gillespie tourne dans les Caraïbes en compagnie de Stan Getz. Sandoval, qui considère l’américain comme son père spirituel, le reçoit à Cuba. Après lui avoir fait visiter les quartiers afro-cubains où des musiciens jouent guanganco et rumba dans les rues, Sandoval révèle ses talents de musicien à Gillespie en montant sur scène avec lui.
L’américain l’influençant déjà énormément devint rapidement son mentor et son collègue, puisqu'ils jouèrent ensemble en concert en Europe, à Cuba puis au sein de l'Orchestre des Nations Unies6.
Au début des années 80, il quitte Irakere pour effectuer des tournées avec sa propre formation. Le régime castriste l’autorise à effectuer quelques apparition avec l’Orchestre symphonique de la BBC ou encore le Philharmonique de Leningrad renommé depuis Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg.
Toutefois, ses relations au régime en place à La Havane sont telles que Sandoval envisage de fuir son pays. Alors qu’il effectue durant le mois de juillet 1990 une tournée en Italie avec l'Orchestre des Nations Unies, Sandoval, accompagné par son fils Arturin et son épouse Marianela se réfugie à l’Ambassade des États-Unis à Rome. Il y sollicite l’asile politique que son ami Gillespie l’aidera à obtenir1.
Sandoval s’installe alors à Miami en Floride, proche de sa terre natale et siège d’une importante communauté cubaine.
Après s’être vu opposer un refus7 par les autorités américaines en 1997 au motif qu'il fut membre du parti communiste cubain, Sandoval obtient en 1998 la nationalité américaine suite à une intervention du président Bill Clinton.
Le biographe James M. Manheim précise que, dans une interview au Financial Times, Sandoval indique qu'il a vécu les conditions dans lesquelles ce refus est intervenu comme une expérience dégradante8. En effet, le rejet de sa demande par l'administration américaine reposait sur son adhésion au parti communiste alors que celle-ci avait pour fondement l'autorisation d'être accompagné par sa famille lors de ses voyages à l'étranger, ce qui, in fine, rendra sa défection possible9.
La vie d’Arturo Sandoval a fait l'objet d'un téléfilm américain (2000) : "For Love or Country: The Arturo Sandoval Story" avec Andy Garcia lui-même d’origine cubaine.
Ce dernier a fait appel à lui pour composer la bande originale de l’une de ses productions, Middleton, sorti en 2013.
Sandoval a notamment travaillé avec : Vikki Carr, Luis Enrique, Mike Couzzi, George Noriega, Lee Levin, Tony Concepcion, Julio Hernandez, Rene Toledo, Rita Quintero, Dana Teboe, Ed Calle et le "Lincoln Center Afro-Latin Orchestra".
Louis...
Armstrong, je ne suis pas noir,
Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l'espoir,
Quel manque de pot
Oui, j'ai beau voir le ciel, l'oiseau,
Rien, rien, rien ne luit là haut
Les anges... zéro
Je suis blanc de peau
Armstrong, tu te fends la poire
On voit toutes tes dents
Moi, je broie plutôt du noir,
Du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh ! oui
Chante, chante, chante, ça tient chaud
J'ai froid, oh ! moi
Qui suis blanc de peau
Armstrong, la vie, quelle histoire !
C'est pas très marrant
Qu'on l'écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc,
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu'on soit, ma foi,
Noir ou blanc de peau
Armstrong, un jour, tôt ou tard,
On n'est que des os...
Est ce que les tiens seront noirs ?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia !
Au delà de nos oripeaux,
Noir et Blanc
Sont ressemblants
Comme deux gouttes d'eau
CLAUDE NOUGARO Armstrong (live)
Chicago...
Chicago est un groupe de rock, pop rock et de jazz-rock fusion américain formé en 1967 à Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis sous le nom de The Chicago Transit Authority, du nom de la compagnie gérant les transports en commun dans la ville de Chicago.
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Louis...
Né le 4 août 1901 dans une famille pauvre de La Nouvelle-Orléans, Louis, suite à l'absence de son père William Armstrong qui a quitté le foyer familial, est élevé par sa mère et sa grand-mère Joséphine. Enfant, il chante dans les rues de La Nouvelle-Orléans dans un petit groupe vocal. En grandissant dans un quartier difficile, il est plusieurs fois renvoyé, en raison d’actes de délinquance, dans un foyer pour enfants de couleur abandonnés : le Home for Coloured Waifs. Il y fait notamment un long séjour (selon les fichiers de la police) après avoir tiré un coup de feu en l’air avec un pistolet pour fêter la nouvelle année.
Il apprend à jouer du cornet à pistons dans l’orchestre de ce centre, grâce à son premier instrument offert par les Karnofsky, une famille juive d’origine russe qui s'était prise d'affection pour cet enfant. Une fois libéré, il joue du cornet dans les cabarets du quartier chaud de Storyville. Il rencontre King Oliver qui lui donne quelques conseils, joue peu de temps dans l'orchestre du tromboniste Kid Ory sur le riverboat (en) Capitol où il remplace King Oliver. Il assiste fréquemment aux parades des brass bands et écoute les vieux musiciens dès qu’il en a l’occasion, apprenant de Bunk Johnson, Buddy Petit et par-dessus tout Joe « King » Oliver. Il joue plus tard dans les brass bands et avec l'orchestre réputé de Fate Marable sur les bateaux à vapeur qui remontent le Mississippi
Nicolas Folmer...
Miles Davis...
Miles Davis commence à jouer de la trompette à l'âge de treize ans. Il fut à la pointe de beaucoup d'évolutions dans le jazz et s'est particulièrement distingué par sa capacité à découvrir et à s'entourer de nouveaux talents. Son jeu se caractérise par une grande sensibilité musicale et par la fragilité qu'il arrive à donner au son. Il marque l'histoire du jazz et de la musique du XX siècle. Beaucoup de grands noms du jazz des années 1940 à 1980 travaillent avec lui.
Les différentes formations de Miles Davis sont comme des laboratoires au sein desquels se sont révélés les talents de nouvelles générations et les nouveaux horizons de la musique moderne ; notamment Sonny Rollins, Julian « Cannonball » Adderley, Bill Evans et John Coltranedurant les années 1950. De 1960 aux années 1980 ses sidemen se nomment Herbie Hancock, Wayne Shorter, George Coleman, Chick Corea, John McLaughlin,Keith Jarrett, Tony Williams, Joe Zawinul, Dave Liebman et Kenny Garrett ; c'est avec eux qu'il s'oriente vers le jazz-rock fusion, dont il reste l'un des pionniers. La découverte de la musique de Jimi Hendrix est déterminante dans cette évolution, mais surtout le choc du festival de Newport, en 1969, où l'on assiste à l'origine exclusivement à des concerts de jazz, mais qui, cette année-là, programme du rock. Nombre de musiciens qui passent par ses formations de 1963 à 1969 forment ensuite les groupes emblématiques du jazz-rock fusion, notamment Weather Report, animé par Wayne Shorter et Joe Zawinul, Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin, Return to Forever de Chick Corea, ainsi que les différents groupes de Herbie Hancock.
Miles Davis est un des rares jazzmen et l'un des premiers musiciens noirs à s'être fait connaître et accepter par l'Amérique moyenne, remportant même le trophée de l'homme le mieux habillé de l'année du mensuel GQ pendant les années 1960. Comme Louis Armstrong, Miles Davis est ce phénomène curieux : une superstar du jazz. À la différence de son glorieux aîné qui avait recherché l'intégration à la culture grand public dominée par la population blanche, le parcours musical de Miles Davis s'accompagne d'une prise de position politique en faveur de la cause noire et de sa lutte contre le racisme, menée avec la colère permanente d'un homme au caractère réputé ombrageux. En 1985, il participe à l'album Sun City contre l'apartheid à l'initiative de Steven Van Zandt.
En France, c'est l'enregistrement de la musique du film Ascenseur pour l'échafaud (1957)de Lois Malle qui le rend célèbre. Son dernier album, Doo-bop, paru en 1992 après sa mort, laisse éclater des influences rap.
Kind of Blue...
Kind of Blue est un album de jazz de Miles Davis paru en 1959 sur le label Columbia.Les enregistrements de l'album s'effectuent en deux sessions avec le sextet de Miles Davis, composé des saxophonistes John Coltrane et Cannonball Adderley, des pianistes Wynton Kelly et Bill Evans qui vient de réintégrer le groupe, du batteur Jimmy Cobb et du contrebassiste Paul Chambers. Miles Davis poursuit son travail sur les expérimentations modales abordées avec l'album Milestones et qu'il consacre entièrement sur cet album.
Kind of Blue est tenu par de nombreux spécialistes du jazz non seulement comme le meilleur album de Miles Davis, mais aussi comme le disque de jazz le plus vendu. De nombreux critiques le considèrent comme le plus grand album de jazz réalisé et le chef-d'œuvre de Davis. L'influence de cet album sur la musique jazz, la musique rock et la musique classique, a conduit les spécialistes de la musique à le reconnaître comme l'un des albums les plus influents de tous les temps.
Kind of Blue contient cinq titres enregistrés en deux sessions au Columbia's 30th Street Studio situé à New York. Les titres qui composent la Face 1 du LP(So What,Freddie Freeloader et Blue in Green) sont enregistrés lors de la première session le 2 mars 1959. Les deux autres titres présents sur la Face 2, Flamenco Sketcheset All Blues sont enregistrés le 22 avril. La production est assurée par Teo Macero, qui avait produit Miles Davis sur deux précédents LP et par Irving Townsend.




























